Comment calculer le seuil de rentabilité d’une entreprise ?

Le chiffre d’affaires avant tout

Le calcul du seuil de rentabilité représente le montant du chiffre d'affaires hors taxe que l’entreprise doit accomplir durant un exercice comptable afin d’obtenir un résultat nul.
Écrit par : Cyril
11/06/2021 - 3 min de lecture
Sujets : Paiement

Le calcul du seuil de rentabilité est essentiel pour chaque entreprise. Il permet de mettre en évidence le montant du chiffre d’affaires qu’il faut réaliser durant une période déterminée. L’objectif est d’atteindre l’équilibre (ou le point mort) et donc avoir un total des charges égales au total des produits. Le chef d’entreprise dispose donc d’un objectif qu’il doit réaliser à l’aide de ses collaborateurs. Une fois que le chiffre d’affaires déterminé dans le calcul du seuil de rentabilité est réalisé, c’est à ce moment-là qu’il dégage du profit.

 

Chaque année, ce seuil doit être ajusté en fonction du volume d’affaires ou encore des ambitions de la société. La méthode la plus répandue est la réalisation d’un prévisionnel de trésorerie, de ce fait, l’entrepreneur aura une vision de l’ensemble de ses coûts et de son bénéfice. Cette analyse poussée de la comptabilité permet de passer en revue chaque ligne, de son prix de vente unitaire et de l’entièreté du business.

L’indicateur de seuil de rentabilité est essentiel, c’est ce dernier qui définira les projets futurs de la société, de son développement. Il permet de mettre en évidence des erreurs ou des points à modifier afin d’arranger la situation financière. Sa mise en pratique se fait assez rapidement, un expert peut si besoin vous accompagner dans la réalisation, cela vous apporte une sécurité supplémentaire.

 

Comment définir le seuil de rentabilité ? 

 

Définition 

 

Le seuil de rentabilité représente le montant du chiffre d’affaires hors taxe que l’entreprise doit accomplir durant un exercice comptable afin d’obtenir un résultat nul. C’est l’objectif minimum pour ne pas perdre d’argent. Il ne faut pas se contenter de ce chiffre d’affaires, mais bien le dépasser pour dégager du profit et être rentable. Pour obtenir cette donnée, on peut décomposer et qualifier les charges présentes dans l’entreprise en fonction de leur nature. Nous avons les charges fixes et les charges variables.

 

Les charges fixes 

 

Les charges fixes, aussi appelées charges de structures ou charges structurelles, sont des charges indépendantes du niveau de l’activité de l’entreprise. Ce sont des charges récurrentes qui sont réglées selon une période fixée en amont. Elles ne dépendent pas du chiffre d’affaires réalisé sur cette période.

 

On peut y retrouver par exemple :

  • Le loyer ;
  • Les assurances ;
  • La téléphonie ;
  • Les honoraires ;
  • La masse salariale hors partie variable ;
  • Les dotations aux amortissements d’immobilisations.

 

Encart ressources Business plan

 

Les charges variables 

 

Parlons maintenant des charges variables, aussi appelées charges opérationnelles. Ces charges sont liées au volume de l’activité de l’entreprise, ce qui représente donc son chiffre d’affaires. Quand l’activité de l’entreprise augmente, le montant des charges variables augmente également.

 

On peut y retrouver par exemple :

  • Achats de matières premières pour les entreprises de production ;
  • Achats de fournitures pour les entreprises ;
  • Les achats de marchandises pour les entreprises de négoce ;
  • Partie variable de la masse salariale (prime, saisonniers…).

 

Attention : il y a certaines charges qui peuvent être mixtes, plus précisément semi-variables et semi-fixes. Elles varient en fonction du niveau d’activité.

La partie variable est à suivre avec attention, en effet, elle évolue constamment. Une vente ou une demande de devis importante peut faire évoluer vos charges variables. Il faut le prendre en compte afin de ne pas se retrouver à court de trésorerie au cours de l’année et donc ne pas pouvoir assurer son activité.

 

Comment calculer le seuil de rentabilité et le point mort ?

 

Seuil de rentabilité

 

Il peut être calculé à partir de plusieurs indicateurs comptables comme le compte de résultat, le tableau des soldes intermédiaires de gestion ou bien à partir de la balance comptable. Cela nécessite de distinguer les charges fixes et variables, la formule est très simple.

 

Calcul : Charges fixes / ((Chiffre d’affaires – Charges variables) / Chiffre d’affaires)

 

Remarque : Le rapport  “ ((Chiffre d’affaires – Charges variables) / Chiffre d’affaires) “  est appelé taux de marge sur coût variable.

Le résultat du chiffre d’affaires va correspondre aux ventes et aux prestations qu’il faut effectuer pour couvrir les charges fixes et variables. L’entreprise est rentable quand ce seuil est atteint. L’analyse de cette formule permet de savoir concrètement l’état de votre comptabilité.

 

Exemple :

Une entreprise réalise un chiffre d’affaires de 200 000 euros avec ses ventes. Sa marge commerciale brute est de 50 %. Elle a 40 000 euros de frais fixe.

Calcul : 40 000 / ((200 000 – 50 % * 200 000) / 200 000) = 80 000

Résultat : Pour couvrir ses charges fixes, l’entreprise doit réaliser un chiffre d’affaires minimum de 80 000 euros.

 

Le calcul des coûts doit être suivi avec attention, en effet cela peut impacter la rentabilité de la société. Une bonne gestion comptable est essentielle, un expert peut vous accompagner dans cette analyse.

 

Comment calculer un seuil de rentabilité

 

Le point mort 

 

La définition du point mort représente une durée d’activité, exprimée en nombre de jours, nécessaire pour que l’entreprise réalise un résultat nul. Le calcul du point mort permet de déterminer la date à laquelle l’entreprise atteint son seuil et à partir de quel moment l’entreprise dégage du bénéfice.

 

Calcul : Seuil de rentabilité / (Chiffre d’affaires annuel / 360)

 

Exemple : (même exemple que pour le seuil de rentabilité)

Résultat : 80 000 / (200 000 / 360) = 144 jours

 

C’est donc à partir du 145ᵉ jours que l’entreprise va réaliser du bénéfice.

 

À quel moment faut-il déterminer le seuil de rentabilité ? 

 

Le seuil de rentabilité est un indicateur fondamental pour une entreprise et doit être calculé à un moment bien  précis :

  • À la création d’une entreprise. C’est un des indicateurs qui apparaît dans le prévisionnel financier, qui représente la partie chiffrée du business plan. Le “break-even”, autrement dit seuil de rentabilité en anglais, est une période positive pour les jeunes entreprises incubées. C’est une des preuves que leurs projets est valable et à de l’avenir.

 

  • Au lancement d’un nouveau produit, d’un projet… pour savoir à partir de quand l’entreprise sera rentable. Cela permettra d’évaluer le coût de ce nouveau projet, en fonction du prix de vente unitaire souhaité et du taux de marge attendu. L’entrepreneur ou la société pourra mettre en place une gestion précise de nouveau produit, en effet, que ce soit la comptabilité ou les ambitions peuvent être impactés.

 

Le seuil de rentabilité doit être suivi régulièrement, car son évolution fournit des informations intéressantes sur l’équilibre et le poids des charges dans l’entreprise. Cela permet d’avoir un indicateur d’alerte s’il y a un dérapage au niveau des charges.

Depuis la création, votre argent est précieux alors autant le dépenser de manière intelligente. La mise en pratique d’une analyse récurrente de chaque ligne comptable peut être un moyen d’ajuster votre stratégie globale.

 

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