Créance client : définition, calcul et enjeux pour l’entreprise.

Créance client : définition, calcul et enjeux pour l’entreprise.

Les entreprises redoutent les impayés de ses clients. On vous donne les clés pour avoir une plus grande maîtrise afin de les éviter au maximum.
Écrit par : Cyril
14/02/2022 - 3 min de lecture
Sujets : Trésorerie

Qu’est-ce qu’une créance client ?

 

Une créance client est une somme due par les clients à une entreprise dans le cadre de ses ventes de produits ou services. Ces sommes deviennent des créances clients lorsque l’entreprise a délivré le bien ou service avec la facture, mais que le paiement n’a pas été effectué.

Les créances client sont enregistrées à l’actif du bilan (tous les biens et droits que possède l’entreprise : bâtiment, fonds de commerce, matériel, créance, etc.).

Une accumulation de créances pour une entreprise freine son développement, et à terme, c’est le BFR qui est amputé. Une baisse de trésorerie due à une créance client aboutit à terme à une diminution du fond de roulement. La situation financière d’une entreprise peut être donc mise en péril, surtout si celle-ci ne détient pas une trésorerie positive.

 

Comment calculer et comptabiliser une créance client  ?

 

Pour calculer les créances clients, le calcul est simple, il suffit de comptabiliser le montant total des factures impayées dont la date d’échéance est dépassée.

A contrario les factures en attente de règlement sont comptabilisées.

 

Différence entre créancier et débiteur.

 

Le créancier et le débiteur sont les deux personnes opposées autour d’une dette.

Le créancier dispose d’un droit envers le débiteur, en effet, il est en droit d’obtenir le versement d’une somme d’argent, d’un service, etc.

A contrario, le débiteur est tenu de verser de l’argent ou d’effectuer une action envers le créancier.

Il ne faut donc pas confondre les créances et les dettes. Les dettes sont des sommes dues de la part d’une entreprise à une autre structure telle que l’État, la banque ou encore des fournisseurs.

 

Créance clients et les écritures comptables.

 

Dans le plan comptable la dépréciation des créances clients est une écriture qui ressemble aux dotations aux amortissements.

Dans les écritures comptables le compte 68174 est débité et le compte 491 dépréciation des comptes clients est crédité en application du principe de prudence.

L’écriture de dépréciation concerne les créances litigieuses ou douteuses pour leur montant hors taxes, dès lors qu’un risque de non-paiement ou de non-recouvrement apparaît. Un prélèvement rejeté ou un chèque impayé ne suffisent pas à autoriser la constatation d’une dépréciation.

 

Les bonnes pratiques pour une gestion des créances.

 

En premier lieu, l’entreprise doit tenir à jour sa comptabilité, ainsi que toutes les dates de paiements et les émissions de factures pour chacun de ses clients.

En effet, l’entreprise se doit de détenir une trésorerie positive, le poste client est un point critique à surveiller. Être exigeant pour se faire payer sans délai est un prérequis pour une gestion saine d’une entreprise. Les retards de paiement ou un impayé représente des liquidités en moins dans la trésorerie de l’entreprise. 

En revanche, la gestion du risque-client représente un enjeu majeur en entreprise. Cela permet d’éviter les impayés et de réduire les délais de paiement pour garantir une bonne santé financière et à favoriser son développement.

Un client solvable début 2020, avant crise, peut être en grande difficulté financière quelques mois plus tard. Il faut donc être attentif sur la solvabilité de ses clients.

 

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Le recouvrement des créances clients lorsque la facture reste impayée.

 

Dans l’hypothèse où le client ne paie pas dans les délais, la créance se transforme en retard de paiement. L’entreprise peut alors exiger une procédure de recouvrement via une société tiers.

Dans un premier temps, l’entreprise entamera une procédure amiable. 

Le délai de paiement doit figurer dans les conditions générales de vente et/ou sur la facture. Généralement, en France, ce délai est fixé entre 30 et 60 jours à compter de la date d’émission de facture.

Si une entreprise le souhaite, elle peut appliquer une pénalité de retard sur une créance non-payée et dont le délai de paiement est dépassé.

Le Code du Commerce impose aux entreprises d’indiquer sur leurs factures le taux d’intérêt applicable en cas de retard de paiement. Ainsi que les modalités d’applications des pénalités sur les CGV.

Attention toutefois aux relations clients qui à terme peut causer une perte de clients.

 

Créances douteuses et créances irrécouvrables.

 

Une créance client est dite douteuse lorsque le recouvrement de celle-ci parait incertaine, dû par exemple à l’absence de réponses à des lettres de relance, de retards de paiement après une mise en demeure, d’un état de cessation de paiement de débiteur ou encore dû à l’existence d’une procédure de redressement judiciaire.

L’entreprise devra donc tenir compte des difficultés financières de ses clients et de leur insolvabilité

En revanche, on parle de créances irrécouvrables lorsque la perte est certaine et définitive. Le créancier doit apporter la preuve du caractère irrécouvrable de la créance. Il doit engager des poursuites contre le débiteur en s’adressant à un avocat, un huissier ou un organisme de recouvrement. À la suite de ces poursuites, un constat d’échec doit en résulter pour pouvoir justifier d’une créance irrécouvrable.

L’irrecouvrabilité fait généralement suite à une liquidation ou un redressement judiciaire. Dans les deux cas, l’entreprise est face à des difficultés au point de ne plus être en mesure de faire face à ses dettes et est placée en situation de cessation de paiement.

Dans ces dispositions l’entreprise peut récupérer la TVA. Pour cela, elle doit fournir une preuve d’irrecouvrabilité et suivre une procédure spécifique.

 

Le délai de prescription des créances change selon la nature du débiteur.

 

Si les débiteurs sont des particuliers, les créanciers disposent d’un délai de deux ans en l’absence de disposition particulière prévue au contrat et ont donc deux années pour obtenir le recouvrement de ses impayés. En revanche, si les débiteurs sont des professionnels, le délai de prescription est allongé à cinq ans.

 

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