Écologie et RSE : les nouveaux objectifs des JO

Pierre de Coubertin est le fondateur des Jeux Olympiques modernes. Il fonde en 1894 le Comité International Olympique...
Ecrit par : Louis
25/08/2021 - 4 min de lecture
Sujets : Ecologie

JO : écologie et RSE, une compétition à enjeux

 

Pierre de Coubertin est le fondateur des Jeux Olympiques modernes. Il fonde en 1894 le Comité International Olympique (CIO), afin de pousser l’éducation de la jeunesse par le sport. Ils ont des enjeux environnementaux et sociétaux. JO : écologie et RSE, comment les organisateurs relèvent ces nouveaux défis ?

Les Jeux olympiques sont les événements les plus regardés et les plus chers sur terre. On s’attend à ce que la moitié de la population mondiale regarde cette compétition. Les jeux olympiques et les jeux paralympiques (pour les personnes en situation de handicap) ont un impact positif dans la société.

Les JO de Tokyo 2020 ont entraîné des dépenses d’environ 15,5 milliards de dollars. Ce sont les jeux d’été les plus chers de l’histoire. Malgré cela, au fil des années, des idées RSE et écologiques pour les JO voient le jour. La protection de l’environnement est un sujet à prendre en compte. Les entreprises s’inscrivent dans une démarche de développement durable avec une politique responsable et une démarche environnementale.

En effet, les Jeux sont une réelle source de dépense pour les pays, mais aussi de levier politique. L’idée n’est pas de supprimer les Jeux Olympique, mais d’engager les transformations nécessaires en matière de durabilité.

La durabilité de l’événement est au cœur des discussions au sein du comité d’organisation des jeux. Par ailleurs, les Jeux olympiques pourraient s’avérer particulièrement utiles pour relever les défis de durabilité qui se profilent pour les villes à l’ère de l’urbanisation rapide :

 

–       Réduire les émissions de gaz à effet de serre

–       Garantir la paix et la justice sociale

–       Assurer une mobilité durable et freiner l’étalement urbain.

 

On peut définir les « Jeux Olympiques durables » selon trois dimensions :

 

–       Avoir une empreinte écologique et matérielle limitée

–       Renforcer la justice sociale

–       Faire preuve d’efficacité économique

 

Elle consiste donc à minimiser l’utilisation des ressources sans oublier le bien-être social et économique. Mais jusqu’à présent, aucune édition des Jeux olympiques n’a respecté les objectifs qui ont été fixés au départ. Alors que, les valeurs environnementales sont inscrites dans le discours officiel du CIO (Comité International Olympique) depuis 1995. Aujourd’hui et depuis 2013 le président du comité olympique est Thomas Bach.

 

Tokyo 2020 : JO rime avec écologie et RSE

 

Tokyo 2020 a mis en place un plan d’action pour tenter de réduire un impact écologique important.

Pour la première fois de l’histoire des Jeux, il n’y a pas de public, les sites olympiques sont vide, au grand désespoir des athlètes. En revanche, pour l’environnement, c’est un bon point. Cela limite les transports des spectateurs, ce qui baisse la part du bilan carbone.

En effet, les organisateurs japonais ont estimé que le total des émissions de CO2 a baissé de près de 350.000 tonnes, suite à l’interdiction des spectateurs venant de l’étranger.

Également, les athlètes qui ont été médaillés sont montés sur un podium en plastique recyclé. Les 100 podiums ont été confectionnés à partir de 25 tonnes de déchets en plastique. Une première !

 

JO-ecologie-et-RSE.jp

 

Ce n’est pas fini, les médailles sont faites d’un métal particulier puisqu’il est recyclé à partir de smartphones ! Les habitants du Japon, ont offert leurs appareils électroniques hors d’usage, dont les téléphones, pour en recycler le métal.

Ainsi, l’organisation a pu fabriquer les médailles à partir de 4,1 tonnes d’argent, 2,7 tonnes de bronze et 30,3 kg d’or recyclés.

 

Objectif 0 déchet

 

L’objectif est que 65 % des déchets soient réutilisés ou recyclés. De plus, les tenues des athlètes japonais sont issues de matières recyclées. L’organisation de Tokyo 2020 a fait en sorte que 99 % des biens spécifiquement fournis pour les Jeux (mobiliers du Village Olympique, mobilier de bureau et appareils informatiques) soient réutilisés ou recyclés après les JO.

D’autres biens ont été conçus pour avoir un faible impact. C’est le cas des lits des athlètes, confectionnés à partir de cartons recyclés. Ils sont 100 % écologiques et recyclables après les Jeux.

 

De l’énergie renouvelable

 

Pour la première fois, de l’hydrogène a été utilisé pour alimenter la flamme olympique lors de son voyage à travers le Japon. Les organisateurs ont souhaité utiliser 100 % d’électricité d’origine renouvelable sur les sites olympiques durant les Jeux. Des normes de développement durable sont mises en place et l’efficacité énergétique contrôlée.

Pourtant, seulement un tiers de l’électricité doit directement provenir d’énergies renouvelables. Afin d’atteindre l’objectif, le reste doit provenir d’électricité verte.

La compétition est lancée ! Paris, terre d’accueil des prochains JO, entend déjà détrôner Tokyo-2020 sur le podium de l’écologie et répondre aux nouveaux enjeux du développement durable.

À savoir que les Jeux olympiques d’hiver de Sotchi en 2014 est la compétition qui a le moins respecté l’environnement. Au niveau des normes de développement durable, c’est les JO les moins engagés en matière de gestion des déchets, gestion des ressources et d’achats durables.

 

JO-ecologie-RSE

 

Comment faire des JO écologiques et RSE ?

 

Les trois actions suivantes sont réalisables à court terme et permettraient d’améliorer considérablement la durabilité.

 

–      Premièrement, réduire considérablement la taille de l’événement. Cela entraînera un gain sur presque tous les indicateurs de durabilité en réduisant les besoins en ressources. Cela diminuera les émissions de carbone des visiteurs et réduira l’empreinte écologique et matérielle.

Cette mesure rend également moins probables les dépassements de coûts et les déplacements de personnes.

La réduction des spectateurs peut être compensée par la fourniture de contenus sportifs immersifs sous forme numérique.

 

–    Deuxièmement, accueillir les Jeux olympiques dans les mêmes villes. Ainsi, toutes les infrastructures nécessaires seront déjà en place, avec un minimum de perturbations sociales et écologiques, le tout pour coût minimal.

 

–      Troisièmement, améliorer la gouvernance de la durabilité. Cela signifie créer ou mandater un organisme indépendant chargé d’élaborer, de contrôler et de faire respecter des normes de durabilité crédibles.

 

Merci d’avoir pris le temps de lire notre article. Ça nous donne envie de nous remettre au sport, pas vous ? 🏅

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