Personne n’a envie de voir son sachet de chips servir de bonnet de bain à un dauphin🐬

Même en faisant le tri, nous participons TOUS à l’une des industries les plus polluantes qui soient sans même nous en rendre compte. Il s’agit bien évidemment de l’industrie bancaire. Et les chiffres sont vertigineux.
Ecrit par : Martin
04/02/2021 - 3 min de lecture
Sujets : Ecologie

Effectuez-vous le tri sélectif ?

Statistiquement parlant, c’est fort probable !

89%* des français déclarent recycler régulièrement leurs déchets.

Et c’est normal, personne n’a envie de voir son sachet de chips servir de bonnet de bain à un dauphin.

Des années de campagne de prévention nous ont sensibilisés au sujet et aidés à faire du tri un réflexe pour une majorité de la population.

“Don’t suck the life from our oceans”

Le genre de campagne choc qui fait réfléchir

Pourtant, même en faisant le tri, nous participons TOUS à l’une des industries les plus polluantes qui soient sans même nous en rendre compte.

Il s’agit bien évidemment de l’industrie bancaire. Et les chiffres sont vertigineux.

 

1 – Quand un pays ne suffit pas

Selon le rapport mené par Oxfam et les Amis de la terre – publié en 2019, l’empreinte carbone des quatre plus grosses banques françaises (BNP Paribas, Crédit Agricole, Société Générale et Banque Populaire Caisse d’Epargne) en 2018 représentait au total 4,5 fois les émissions de gaz à effet de serre de la France entière !

“La colossale empreinte carbone des banques : une affaire d’État ” Les Amis de la Terre/Oxfam novembre 2019.

Pour comprendre de tels chiffres, il faut faire la différence entre les deux manières de polluer d’une banque : directe et indirecte.

La pollution directe concerne l’activité au jour le jour.

Les banques traditionnelles ont tout un pan d’activité physique.

Elles possèdent de nombreuses agences et bureaux qui ont une grande consommation d’électricité pour la lumière, le chauffage, le matériel informatique etc…

Tout le matériel informatique qui équipe ces locaux a aussi un coût écologique élevé de production. Et évidemment c’est aussi le cas de tout le papier qui est constamment utilisé au sein de ces bureaux.

Enfin, ils mobilisent des milliers de collaborateurs dont les déplacements et l’alimentation sur place augmentent encore les coûts environnementaux. Toutes ces dépenses énergétiques représentent la pollution directe de la banque.

Mais malgré leurs tailles gigantesques, ce n’est pas l’impact direct des banques qui pèsent le plus lourd dans la balance.

Le vrai coupable, c’est la pollution indirecte des banques.

 

2 – “Follow the money”, la pollution financière

 

Avec l’argent de leurs clients, les banques investissent dans des projets afin de soutenir l’économie et de réaliser des profits. Or ces investissements représentent des sommes énormes qui peuvent faire pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

Ainsi en France, ce sont des dizaines de milliards d’euros d’épargne publique qui sont utilisés par les banques pour financer des projets. Mais il n’existe que très peu de règles déterminant où elles peuvent ou pas l’investir.

Un projet de loi a même été présenté en 2019 devant l’Assemblée Nationale pour limiter ces investissements dans les énergies fossiles (Proposition Loi Épargne 2019).

Et c’est là le cœur de la pollution du secteur financier.

Les banques financent majoritairement des projets ayant un impact néfaste sur l’environnement.

En 2018, pour 2 € investis dans les énergies renouvelables (éolien, solaire etc…), 7 € étaient investis dans les énergies fossiles (pétrole, charbon etc…)

“Banques françaises : les fossiles raflent la mise” Rapport Oxfam 2018.

Les banques ont donc une responsabilité très forte sur l’émission de gaz à effet de serre à travers leurs investissements.

Il est d’ailleurs possible de comparer les banques en regardant les émissions de CO2 produites pour chaque euro qui leur est confié.

 

3 – Du charbon à la banque verte.

Source : “La famille en transition écologique” Jérémie Pichon 2019

Et ce calcul vaut pour les comptes personnels comme professionnels.

Il y a donc un grave problème dans le secteur financier aujourd’hui puisqu’il participe directement et indirectement à la mise en péril de l’environnement.

En décidant à quelle banque confier notre argent, nous faisons à notre tour pencher la balance d’un côté ou de l’autre.

De la même manière que vous évitez à une baleine un plat de plancton saveur Coca Cherry lorsque vous jetez votre canette dans la poubelle jaune, ce que vous faites de vos euros influence les choses.

En favorisant les acteurs financiers adoptant une approche environnementale responsable, vous envoyez à tout le secteur un message fort sur ce que vous tolérez ou non en tant que consommateur.

Et comme pour le tri, petit à petit vous faites bouger les choses dans le bon sens.

 

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